Syndicat National des Praticiens Hospitaliers Anesthésistes Réanimateur Elargi

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Rapport IGAS sur la pratique avancée

Actualités du Mercredi le 05 janvier, 2022

CHAUD ! SORTIE DU RAPPORT IGAS SUR LA PRATIQUE AVANCÉE

Le SNPHARE a reçu, avant sa sortie publique, le rapport IGAS sur la pratique avancée. Le chapitre consacré à l’exercice de l’anesthésie et d’une évolution statutaire des IADE est affligeante, l’IGAS dépassant sa mission de réaliser un rapport objectif et des recommandations pour fournir une méthodologie partiale et des conclusions à type d’injonction.  

Si, en mai 2021, le SNPHARE a été entendu par la commission des affaires sanitaires et sociales de l’Assemblée nationale et par le cabinet du ministre des Solidarités et de la Santé sur l’évolution des périmètres de compétences, des protocoles de coopérations et des pratiques avancées, la mission IGAS s’est passée de l’avis des représentants légitimes des professionnels médicaux de l’anesthésie-réanimation : aucun syndicat professionnel médical n’a été entendu, quand syndicats et collectifs d’IADE ont pu fournir leur témoignage sur la pratique de l’anesthésie au bloc opératoire.

Pratique avancée en anesthésie : où est le problème ?
Alors que nous entamions un travail commun avec les représentants syndicaux des IADE en vue d’une reconnaissance de leur statut particulier lié à leur exercice professionnel, que le binôme MAR-IADE est réaffirmé collectivement, le rapport IGAS se résume à dire que le médecin n’ajoute aucune plus-value à l’exercice de l’anesthésie, de la même manière qu’il hisse les IPA à un niveau de recours équivalent au recours à un médecin.

Ce rapport s’appuie sur un document des IADE et sur une phrase ancienne  à savoir « les IADE sont déjà en pratique avancée ». Pardon, sont cités également des courriers et des « tweets » d’anesthésistes-réanimateurs soutenant un projet dont les enjeux ont été plus ou moins volontairement dissimulés.

Le SNPHARE met en garde les praticiens d’anesthésie-réanimation et avec eux l’ensemble des composantes de la spécialité, sur le risque de la pratique avancée telle qu’elle écrite est dans la législation française : l’intégration des IADE permettra au législateur d’organiser l’anesthésie dans un parcours de soin sans médecin – le médecin restant un « superviseur » et un « sauveteur » … et responsable juridique en cas d’accident. Le rapport IGAS résume l’anesthésie à un acte technique et non à une stratégie pré-, per- et post-opératoire qui doit être médicale.

C’est une véritable mise en danger de mort de notre métier, de notre expertise et de la sécurité-qualité des soins des patients qui s’ouvrirait si ces injonctions du rapport IGAS étaient suivies.

Nous ne répèterons pas assez que dans la définition actuelle de la pratique avancée, il n’est pas de progrès ni pour le patient, ni pour l’infirmier, ni pour le médecin dans le domaine de l’anesthésie.

Et ce n’est pas nier les compétences des infirmiers anesthésistes que de les prévenir que le législateur ne cherche que de la main d’œuvre de petits hôpitaux éloignés sans médecin ou d’abatteurs d’actes sur de multiples salles opératoires vaguement supervisés par un médecin anesthésiste enfin obligé de prendre en charge plus de deux salles à la fois.

Le SNPHARE sera vigilant sur les suites données à ce rapport.

Lire le rapport de l'IGAS ici

Lire le communiqué de presse du SNPHARE du 4 janvier 2022

Ci-dessous vous pouvez télécharger la lettre ouverte du CNP-ARMPO


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