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La grande déception devant les très maigres solutions apportées par "le grand plan de sauvetage de l’hôpital public"

Communiqués de presse du Jeudi le 21 novembre, 2019

COMMUNIQUE DE PRESSE du 21 novembre 2019
 
Le grand plan de sauvetage de l’hôpital public a été dévoilé ce mercredi 20 novembre 2019 par Madame Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, et Monsieur Edouard Philippe, premier ministre. Le SNPHARE affiche une grande déception devant les très maigres solutions apportées.
 
Le SNPHARE a indiqué que l’hôpital public ne pouvait être sauvé que par un ONDAM à hauteur de 4,4 %, en relation avec l’évolution des dépenses de santé. La reprise de la dette ne permet que de reporter le problème à demain. L’augmentation de l’ONDAM à 2,4 % (au lieu de 2,1 %), et ce pour les 3 années à venir, est une miette : l’asphyxie de l’hôpital se poursuit, et continuera à s’aggraver. L’hôpital tiendra-t-il d’ailleurs encore debout dans 3 ans ?
 
Le SNPHARE demande un moratoire sur les fermetures de lits, et une réouverture de lits là où il y en a besoin : aucune réponse. Donc aucune réponse pour la population !
 
Le SNPHARE demande un choc d’attractivité pour les carrières hospitalières : la modernisation du statut de praticien hospitalier (dont les discussions ont été interrompues il y a six mois) est actuellement un naufrage ; les quelques primes annoncées, pansements sur des jambes de bois, ont déjà fait la preuve de leur inefficacité ; la reconnaissance du travail ne se traduit toujours pas par une grille salariale à la hauteur du travail réalisé et la prise en compte permanence des soins est tout juste envisagée ; la remédicalisation de la gouvernance se traduit par une direction qui devient bicéphale, alors que c’est la CME toute entière, ainsi que les soignants, qui doivent avoir une voix décisive et non consultative dans la vie de leur hôpital… il n’y a pas de choc d’attractivité.
 
Et que dire du saupoudrage des revenus des personnels paramédicaux : la PECH, dont on peut craindre des effets identiques à la PECH des médecins, et des primes ridicules, injustement réparties, et qui n’ont rien d’attractif ; encore une fois, ni revalorisation de la grille salariale, ni dégel du point d’indice.
 
Le lyrisme et l’emphase des annonces fait place à une amère déception : le SNPHARE déclare son incompréhension quant à un plan – réalisé à la va-vite - censé venir en aide aux soignants, médecins et personnels paramédicaux. Aucune de ces mesures ne permettra de donner de l’oxygène à l’hôpital, ni ne permettra de donner envie de venir et de rester travailler à l’hôpital public. Aucune de ces mesures ne rendra un service aux usagers.
 
Le SNPHARE appelle donc les praticiens à amplifier le mouvement de mobilisation du 14 novembre, et invite à réaliser localement, dans toute la France, des actions médiatiques, des actions vers les élus et vers les usagers, le samedi 30 novembre 2019.


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