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Liberté d’expression syndicale ou mépris des difficultés de l’hôpital : où est le vrai scandale ?

Communiqué de presse du Vendredi le 16 novembre, 2018

Communiqué de presse du 14 novembre 2018

Le SNPHARE a pris connaissance de la plainte ordinale déposée par la Ministre des Solidarités et de la Santé à l’encontre de Mme Lynda Darasse, présidente du Syndicat National des Médecins Remplaçants des Hôpitaux (SNMRH), ainsi que de certains membres du bureau du syndicat.

Le communiqué de presse commun du SNPHARE et SNMRH que nous avions publié en septembre dernier sollicitait de toute urgence une réunion tripartite - SNPHARE, SNMRH et Direction Générale de l’Organisation des soins (DGOS) -, afin d’étudier les problèmes liés à la présence de médecins remplaçants dans de nombreuses « équipes » et les solutions au manque d’attractivité de l’hôpital public pour les médecins.


Sans réponse de la DGOS depuis, nous nous étonnons de la tournure ordinale de ce conflit entre la ministre et les médecins remplaçants : si nous condamnons la désaffection organisée de certains établissements ou lors de certaines périodes par les médecins remplaçants, le SNPHARE rappelle à la Ministre que c’est parce qu’il y a une fuite des médecins hospitaliers vers ce nouveau mode d’exercice, faute d’attractivité des carrières hospitalières. Le décret concernant le plafonnement de la rémunération des médecins remplaçants devait s’accompagner de mesures financières d’attractivité pour les praticiens hospitaliers : nous n’avons rien vu ! Les propositions pour l’attractivité faites par le SNPHARE sont sur son bureau depuis bien longtemps, sans doute en bas de la pile ! Un an et demi après le constat d’un « hôpital à bout de souffle » par la Ministre, rien de concret n’a été mis en place pour l’hôpital et ses soignants : il est là, le scandale !

Une demande de condamnation ordinale, où le pouvoir décide d’emblée de la peine, est un non-sens, une confusion des genres, et surtout répond bien mal à la difficulté et la souffrance des hôpitaux publics.

De plus, vouloir sanctionner une présidente de syndicat, de la part d’un ministère, nous apparait comme une décision délibérée de limiter la parole syndicale. Cette attitude est inacceptable, et, en tant que syndicalistes, nous assurons tout notre soutien au SNMRH dans cet épisode peu glorieux du dialogue entre syndicats et tutelles. Nous exigeons que la liberté d’expression des syndicats soit respectée, conformément au préambule de la Constitution du 27 octobre 1946.

Le SNPHARE demande à Agnès Buzyn, Ministre des solidarités et de la santé, de retirer sa plainte et de réaffirmer publiquement la liberté d’expression syndicale, essentielle au débat contradictoire dont l’intérêt ultime est le bien-être des patients et de ceux qui les soignent.

Le SNPHARE sollicite, une fois encore, une réunion avec le SNMRH et la DGOS concernant l’attractivité des carrières hospitalières.

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